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Ingalañ veut faire d'une péniche un lieu alternatif - Nantes

Ouest France mercredi 21 mars 2012

jeudi 29 mars 2012, par Ingalañ

Installée en cale sèche sur les chantiers de l’Esclain, la péniche Kobar doit devenir un espace d’initiatives culturelles et solidaires.

Ingalañ ? Partager distribuer égaliser : c’est tout ça en breton. Et c’est aussi le nom d’une association qui regroupe des gens qui aimeraient voit le monde tourner autrement. « Nous cherchons à promouvoir le commerce équitable international, mais aussi local », relate Thomas Monge, co-coordinateur. Car ici c’est un état d’esprit et tout le monde est co-quelque chose. Des Ingalañ, il y en a déjà trois en Bretagne.

L’équipe Ingalañ sur la péniche "Kobar"

Créée en 2007, l’association nantaise est la quatrième. Elle accompagne des structures ou des particuliers qui veulent commercer équitable. « Nous les mettons en réseau. Et que ce soit sur une dimension de proximité ou de l’importation, nous installons une traçabilité claire du producteur à la boutique. »

Animé par une quarantaine d’adhérents, et trois salariés en contrat aidé, Ingalañ organise aussi un marché équitable une fois par an à Nantes. Et à chaque fois le Marc’had reizh, qui regroupe plus d’une vingtaine de commerces, change de lieu. « Le prochain se déroulera samedi 12 mai. Il s’installera à Malakoff. »

Désormais, les militants comptent aussi relancer un Gase, un groupement d’achat service épicerie. Chaque membre paye une cotisation pour participer aux charges fixes du lieu. Puis les produits sont mis en rayon et réglés à l’achat par les adhérents, sans caissier ni épicier. « C’est un moyen de court-circuter les grandes surfaces et de rendre accessible des produits de qualité à des prix modestes. »

Un lieu inventif de partage

Depuis fin 2010, Ingalañ est installé sur les chantiers de l’Esclain à Chantenay, dans un mobile-home. « Pour faire vivre tous nos projets, nous avons besoin d’un grand espace. Nous étudions depuis plusieurs mois la possibilité de rénover une péniche ». Kobar en breton, la péniche défendrait un espace associatif d’activités culturelles et solidaires. « Un lieu inventif de partage et d’échange social. » D’une longueur de 36 mètres, la péniche en question appartient aux chantiers de l’Esclain. Actuellemment, elle dépérit sur le bord du quai. « Les chantiers vont la sortir de l’eau et retaper la coque et l’extérieur. Ingalañ se chargera de tous les aménagements intérieurs. »

Mais Kobar n’est pas destiné à retourner sur l’eau, car la péniche resterait installée en cale sèche. « Actuellement pour peaufiner le projet nous avons mis en place une commission, qui planche sur les aspects technique et juridique ». Et puis, l’affaire n’est pas tout à fait pour demain, car Ingalañ a besoin de 25 000 € pour sa participation. En attendant, l’association organise des concerts et des manifestations diverses, pour récolter des fonds. Et recherchent de mécènes pour Kobar.

Contact. Tél. 02 51 80 75 73 ou 07 60 67 44 56.

Voir en ligne : Ouest France

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