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Ti Hanok. Marie-Monique Robin : « On peut avoir un monde sans pesticides »

mercredi 2 novembre 2016, par Ingalañ Auray


Marie-Monique Robin présentait son film « Qu’est-ce qu’on attend » en avant-première.

Journaliste, réalisatrice et écrivaine, Marie-Monique Robin présentait samedi dernier son dernier long métrage intitulé « Qu’est-ce qu’on attend », en avant-première à Ti Hanok. Rencontre.

Quel est votre parcours ?
Je suis journaliste et depuis de longues années je suis très attentive à tout ce qui touche l’environnement. J’ai à mon actif 200 oeuvres dont 40 longs métrages et des séries documentaires. La plupart du temps lorsque je sors un film, j’écris le livre que va avec.

Quels sont vos chevaux de bataille ?
Depuis 30 ans, je m’intéresse aux droits fondamentaux des humains. J’arpente la planète à la recherche de témoignages. Je vais à la rencontre de victimes du modèle agro-industriel tel qu’il existe aujourd’hui. Il y en a un peu partout dans le monde. A contrario, il y a aussi de belles surprises, de belles alternatives. Il y a des gens qui se battent pour d’autres modèles, pour mettre en place des solutions, pour le développement durable. Et ça marche. Il faut arrêter de croire que l’on ne peut pas faire autrement que d’utiliser des polluants. On peut vivre dans des maisons passives, utiliser le plus possible les énergies renouvelables et l’agriculture biologique. Comment peut-on encore promouvoir le modèle de la croissance illimitée alors que les ressources sont limitées ? Tout cela me révolte et j’essaie de faire partager mes expériences à travers mes réalisations.

Quelles sont les solutions ?
Il y en a dans tous les domaines. Après avoir dénoncé les abus dans « Le Monde selon Monsanto » et « Notre poison quotidien », j’ai montré dans « Les moissons du futur » un documentaire que je veux optimiste les solutions qui existent déjà, les initiatives agro-écologiques réussies aux quatre coins du monde. On peut avoir un monde sans pesticides. D’ailleurs en 2011, Olivier De Schutter, un rapporteur aux Nations Unies pour le droit à l’alimentation, a souligné que l’argument qui veut que l’on ne puisse nourrir la planète sans les pesticides ne tient pas, puisqu’actuellement on ne nourrit pas non plus le monde avec les pesticides.

Votre dernière production va bien sûr dans ce sens ? C’est votre premier film pour le cinéma. Est-ce une façon de toucher plus de monde ?
Sans doute. C’est surtout une manière de présenter la championne internationale des villes en transition. De montrer que chez nous, en Alsace, une commune de 2.200 habitants s’est lancée dans la démarche de transition. Elle décline déjà l’après-pétrole en réduisant de manière drastique son empreinte écologique. Elle a engagé 21 actions pour le XXIe siècle. Autonomie alimentaire avec une ferme urbaine, autonomie énergétique avec des panneaux solaires, monnaie locale, construction écologique, équipement collectif partagé, démocratie participative, etc. Elle économise 120.000 € de frais de fonctionnement, émet 600 tonnes de gaz en moins et a créé 100 emplois pérennes. Preuve que cela marche. Donc qu’est ce qu’on attend pour en faire autant partout ?

Ce modèle est-il applicable à toutes les villes quelle que soit leur taille ?
Bien sûr. De toute manière aujourd’hui on n’a plus le choix. Soit on fait une transition en douceur maintenant et dans le bonheur. Soit ce sera sous la contrainte et là ce sera beaucoup plus violent.

Voir en ligne : Télégramme 02 novembre 2016

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