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Pesticides. Les victimes prennent la parole à Ti Hanok

lundi 27 juin 2016, par Ingalañ Auray


Michel Besnard, président du collectif de soutien aux victimes des pesticides et Jean-Yves Le Mouillour, d’Ingalan, proposent une soirée débat à Ti Hanok.

Si la prise de conscience s’impose depuis plusieurs années, les risques et conséquences liés à l’usage intensif des pesticides ne cessent de croître. Allant au-devant des victimes, un collectif breton propose, mardi, une soirée projection pour en parler et briser le mur de silence.

« Il y a une telle omerta partout en France sur le sujet des pesticides... Pourtant, le recours aux pesticides ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui, nous sommes tous exposés : à la campagne, mais aussi dans les villes, particulièrement en Bretagne et dans les départements de l’ouest de la France en raison de l’usage intensif du secteur agroalimentaire et agricole ». Désireux de briser ce mur de silence et d’aider les victimes des pesticides, des collectifs de citoyens se créent sur le territoire, à l’image de celui lancé à Rennes par Michel Besnard et quelques autres. Ce collectif de soutien aux victimes des pesticides veut aller à la rencontre des agriculteurs et ouvriers agricoles, des techniciens et ouvriers de l’industrie, particulièrement exposés aux pesticides, mais aussi des victimes des usages domestiques et des riverains, des consommateurs, de plus en plus nombreux à subir les conséquences de ces poisons. « Les recherches récentes ont mis en évidence les risques sanitaires pour toute la population, mais en particulier pour les femmes enceintes et les enfants », rappelle Michel Besnard, qui propose mardi une soirée de soutien aux victimes des pesticides, avec des témoins de Triskalia et le docteur Jean-François Deleume, spécialiste, à Ti Hanok.

Quatre témoignages

Cette soirée organisée par le collectif des victimes des pesticides avec le soutien d’Ingalañ bro an Alré mettra en lumière le drame vécu par quatre salariés de l’entreprise Triskalia : « Ils ont été intoxiqués par des pesticides dans un silo de stockage puis déclarés inaptes au travail. Ces quatre hommes, entre 46 et 53 ans, sont au chômage, en fin de droits, et présentent des symptômes communs : maux de tête, fatigue chronique, douleurs musculaires, problèmes neurologiques, digestifs, cutanés... Leur vie quotidienne est dictée par les conséquences de cette hypersensibilité aux produits chimiques multiples qui les rend intolérants au moindre parfum, détergent, produit de nettoyage... Cette maladie n’est pas inscrite dans les tableaux des maladies professionnelles », déplore Michel Besnard, qui invite les salariés qui peuvent présenter ces symptômes à sortir de l’ombre : « Certains craignent d’en parler, par crainte d’être licenciés. Nos réunions ont permis à de nombreuses personnes d’en apprendre plus sur leur état, ce qui en est la cause et ce qu’il est possible de faire pour qu’ils soient reconnus ». Le collectif veut aller plus loin et milite également pour l’interdiction à terme de toutes les substances dangereuses pour la santé, et en priorité les pesticides.

Pratique
Projection débat autour du film et la projection du film « La mort est dans le pré », d’Éric Gueret au cinéma Ti Hanok mardi 28 juin à 20 h 45, avec la participation des ex-salariés de Triskalia. Participation de 4 €.

Voir en ligne : Télégramme 27 avril 2016

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