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Alimentation durable. Ne pas attendre... demain

lundi 7 mars 2016, par Ingalañ Auray


De gauche à droite : Jean-Yves Le Mouillour et Hervé Le Gal (Ingalañ), Marketa Braine-Supkova (IUFN), Perrine Hervé-Gruyer (Bec-Hellouin), Joël Labbé (sénateur) et Anne Monmousseau (Alternatiba pays d’Auray)

Samedi soir, au cinéma Ti Hanok, était projeté le documentaire césarisé « Demain » qui aborde le thème du développement durable. Plusieurs personnalités ont ensuite échangé avec le public.

Le film « Demain », de Cyril Dion et Mélanie Laurent, césar 2016 du meilleur documentaire, a fait salle comble, samedi soir, à Ti Hanok. Soit 310 spectateurs, dont bon nombre sont restés au débat organisé par Ingalañ et Alternatiba pays d’Auray. Parmi les cinq thèmes abordés dans le film (agriculture, énergie, économie, démocratie et éducation), le propos s’est centré sur l’agriculture, donc l’alimentation durable. Les personnalités invitées ont livré leur premier sentiment « à chaud » sur le film avant le jeu des questions réponses.

« L’alimentation devrait être un service public »

L’originalité de « Demain » est de ne présenter que des initiatives positives à l’oeuvre sur la planète pour déjouer la catastrophe écologique annoncée. Pour Joël Labbé, sénateur écologiste, « il est tard mais pas trop tard. On n’a pas le droit de ne pas y croire. Des solutions existent et ne demandent qu’à se multiplier, mais la transition politique vers une démocratie collaborative est une nécessité absolue ».
Perrine Hervé-Gruyer, cofondatrice en 2006, avec son époux Charles, de la ferme de permaculture du Bec-Hellouin en Normandie, explique : « On n’est plus tout seul, beaucoup de gens aujourd’hui se mobilisent pour la terre. Il est clair qu’il est temps de changer les choses, y compris dans les grandes exploitations. L’alimentation, c’est la base de toute vie, ce devrait être un service public ! ». Enfin, Marketa Braine-Supkova, présidente de l’International urban food network (IUFN), estime qu’il faut « rendre plus autonome la gestion des territoires par les gens qui y vivent. La nourriture est un enjeu partagé sur lequel on peut agir concrètement, notamment par la création de conseils de politique alimentaire au niveau local ». Une proposition de loi écologiste vise à ce que les cantines scolaires utilisent 40 % de produits locaux, dont 20 % en bio, à partir de 2020. La question sera débattue mercredi prochain au Sénat.

Les hectares cultivables de Notre-Dame-des-Landes

Parmi les nombreuses questions qui ont suivi, l’une d’elles concernait la destruction de centaines d’hectares cultivables si le projet d’aéroport était réalisé à Notre-Dame-des-Landes. Joël Labbé a dénoncé la « fuite en avant » du gouvernement actuel, tout en reconnaissant l’utilité d’un référendum pour « poser les cartes et calmer le jeu ». Mais à condition qu’il s’adresse à « tout le grand ouest impacté, et après un véritable débat ».

Voir en ligne : Télégramme 07 mars 2016

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