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Ingalañ bro an Alré. Un émissaire au Chili

samedi 9 novembre 2013, par Ingalañ Auray


Jean-Yves Le Mouillour et Gurvan Nicol, accompagnés d’Ulysse Urriola, représentant de la commission éthique contre la torture, et Patricio Rivera Millapan sont les relais européens de la cause mapuche.

L’association Ingalañ bro an Alré, à l’origine du festival Mamm Douar, (souvenez-vous, l’été dernier, de la venue de Manu Chao), se lance à nouveau, en cette fin d’année, dans sa lutte pour la cause des Mapuches. Le point.

Exposition, mission d’observation au Chili, retombées du festival Mamm Douar de Saint-Nolff... L’agenda de la fin de l’année 2013 et celui du début 2014 s’annoncent chargés, du côté de l’association Ingalañ bro an Alré. Les deux représentants locaux de l’association, Jean-Yves Le Mouillour et Gurvan Nicol, accompagnés d’Ulysse Urriola, représentant de la Commission éthique contre la torture, et Patricio Rivera Millapan, président de Pueblo Mapuche, ont confirmé, cette semaine, qu’Ingalañ bro an Alré regardait toujours vers l’Ouest lointain... À l’initiative d’Ingalañ, un « pôle amérindien » avait été lancé, en 2010, avec pour vocation d’« aider les peuples amérindiens à exister et à résister, en s’assurant qu’ils conservent le droit à disposer d’eux-mêmes et de leur terre ». Ingalañ a concentré ses efforts sur la cause des Mapuches, une communauté d’Amérindiens. « Actuellement, 33 personnes sont toujours emprisonnées parce qu’elles ont refusé qu’on leur vole leurs terres », rappelle Patricio Rivera Millapan. « Leur crime ? C’est de ne pas avoir cédé face au gouvernement et aux entreprises qui voulaient s’approprier leurs terres ». Si plusieurs Mapuches ont finalement été acquittés - « après une période allant de six mois à deux ans d’emprisonnement » - les procès se succèdent au Chili, dans des conditions de représentation « totalement injustes », selon Ulysse Urriola. « Les Mapuches occupent, aujourd’hui, moins de 5.000 km² du Chili, c’est-à-dire 5 % de leur territoire d’origine. Durant l’ère Pinochet, toutes les terres des Mapuches ont été privatisées et vendues à de riches propriétaires terriens et à des étrangers ».

Un Alréen en observateur aux procès

Bon nombre de ces Indiens Mapuches ont été emprisonnés « sous la loi antiterroriste » et seraient jugés dans des conditions iniques. Ingalañ, qui s’est associée à la cause mapuche, depuis quelques années, a décidé de se rendre sur place : Gurvan Nicol se rendra au Chili, au mois de décembre, en qualité d’observateur. Pendant un mois, il suivra l’évolution des procès et rendra compte des conditions de vie des prisonniers.

Une exposition à Brec’h

Amérique du sud mais aussi Afrique, qui était la première terre de « combat » d’Ingalañ : l’association a lancé le programme « Penn da Benn », en 2007. Ce programme, initié par la Région, a pour but de développer la production biologique de coton, en Afrique de l’ouest, en soutenant les producteurs par des prix justes et en privilégiant la transformation du coton sur place. L’action africaine d’Ingalañ se retrouve à la médiathèque de Brec’h, qui accueillera jusqu’au 16 novembre, l’exposition « Kengred Burkina » : une invitation à la réflexion sur les rapports Nord-Sud et une explication de l’action menée au Burkina Faso.

Voir en ligne : Télégramme 09 novembre 2013

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