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Ciné. « Cannes a commencé comme nous »

mardi 9 octobre 2012, par Ingalañ Auray


En apnée depuis de longs mois, Carmen Perez Del Viso a commencé à respirer de nouveau hier, sur le marché d’Auray.

Fière de la « grande réussite » de la première édition du festival du cinéma latin d’Auray, Carmen Perez Del Viso, déléguée générale et directrice artistique, rêve devoir son oeuvre s’inscrire dans lepaysage des grands festivals internationaux.

Carmen Perez Del Viso,

combien de personnes le festival a-t-il attirées et d’où venaient-elles ?
Je crois qu’on tourne à peu près autour de 500 personnes, dont certaines venues de loin. Beaucoup de gens de Lorient, de Vannes et même de Ploërmel. Trois personnes sont également venues spécialement de Paris. Mais le plus intéressant, c’est le degré de connaissance du public. Par exemple, le samedi, on s’attendait à ce que les gens viennent voir « Playa DC », qui avait bénéficié d’une grosse communication. Mais c’est « Elefante Blanco » (futur prix du jury) qui a fait le plein. C’est le signe qu’on a un public averti. Il y a aussi eu beaucoup de bouche-à-oreille après la projection de « Violetta » et de « Infancia Clandestina » (le Grand Prix du festival) pour lequel il a fallu programmer une nouvelle séance dimanche.

Qu’est-ce qui a moins bien fonctionné ?
Pendant le festival, tout a très bien fonctionné, au niveau de mon équipe de bénévoles, au niveau de la salle du Penher avec Ingalañ, ou au niveau du cinéma. Mais c’est avant qu’on doit progresser. Même si on a réussi cette fois, on ne peut pas monter un festival de cinéma en trois mois.

Que faut-il ?
Il faut absolument impliquer les lycées et les lycéens. Il nous manque aussi un lieu pour pouvoir travailler un an à l’avance. Et surtout, il faut que des professionnels puissent nous accompagner pendant au moins six mois avant le festival. Ça suppose une recherche de partenaires. Sans partenaires, un festival international de cinéma ne peut pas exister. Il faut qu’on se voie rapidement avec les élus et aussi qu’on recherche des partenaires commerciaux au niveau local, national et international.

International ?
Oui, c’est possible. En 2008, j’avais fait un festival du cinéma latin à Paris, et la TAM, compagnie d’aviation brésilienne, avait financé 60 billets d’avion pour faire venir les équipes des films.

Vous semblez voir les choses en grand...
La profession nous a suivis en acceptant de nous louer les films cette année. Ce poste a consommé l’essentiel de notre budget. Mais le cinéma, c’est une industrie. Pour faire venir les équipes des films, les accompagner, les loger, il faut de l’argent. Les grands festivals, comme Cannes ou San Sebastian, ont commencé comme nous. On a créé un noyau, une pépite. Il faut la faire grandir par étapes. J’espère que d’ici trois ans, un prix à Auray comptera dans une carrière.

Qu’est-ce qui vous fait penser que c’est possible ?
Nous avons l’appui du public. À partir de là on peut bâtir.

Il y aura donc une deuxième édition en 2013, avec des acteurs et des réalisateurs ?
En tout cas je le souhaite. Ça voudrait dire que le festival prend corps. Et dans la profession, l’information circule vite.

Ingalañbro an Alre est-il prêt à monter une « grosse machine » avec vous ?
Nous n’avons pas encore fait le bilan ensemble, mais je l’espère.

Qui est propriétaire de la marque Auray au cinéma latin ?
C’est moi. Mais je la mets à la disposition de la ville.

Quand devrez-vous être prêts si vous décidez de repartir ?
Dès le début de l’année. Les mois de janvier et de février sont essentiels. En mai, au moment de Cannes, il faut que tout soit bouclé pour qu’on puisse y faire la promotion du festival d’Auray.

Benoit Siohan

Voir en ligne : Télégramme 09 octobre 2012

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