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Festival. Essai transformé pour le cinéma latin à Auray

lundi 8 octobre 2012, par Ingalañ Auray


La présidente du jury, Marie de Lesparda, a beaucoup oeuvré pour la récompense accordée « au génie de Jean-Claude Carrière ». Photo B. S.

Une programmation de qualité et un formidable Grand prix, « Infancia Clandestina », visible sur les écrans en mai2013. Le festival international du cinéma latin d’Auray a réussi son lancement !

« Pour être franc, je ne m’attendais pas à une telle qualité de films ». Comme la plupart des membres du jury, le réalisateur de documentaires Serge Steyer, qui fut pendant onze ans le directeur de l’association Films en Bretagne, a été « soufflé » par la qualité des huit longs métrages de la sélection, « tous bons » et dont quatre ont fait l’unanimité... au point d’inciter le jury à créer un prix supplémentaire.

« Violetta » en salles aujourd’hui

Le Grand prix du festival revient donc, « à l’unanimité », à « Infancia clandestina », qui sortira en France, en mai2013. Il raconte l’adolescence, à BuenosAires, du fils de deux militants en lutte contre la junte militaire au pouvoir à la fin des années 1970. Même unanimité pour le Prix du jury, qui couronne un autre film argentin, « Elefante Blanco » (sortie début 2013) qui est, lui, une plongée contemporaine dans le bidonville de la Vierge, également à Buenos Aires. « Ce sont des films très forts, qui dépeignent un univers difficile, mais il y a beaucoup d’humanité et une vitalité qui permet de garder espoir », a apprécié NicoleLe Garrec, membre du jury. Il ne faudra pas attendre trop longtemps pour se faire une idée de la qualité du palmarès du festival alréen. Autant pour la qualité du film que pour celle de l’interprète, le jury a en effet choisi d’octroyer le prix d’interprétation féminine à la Chilienne FranciscaGavilán, dans le rôle de la grande musicienne et poétesse chilienne VioletaParra. Un film qui sort aujourd’hui en France sous le titre de
« Violetta » !

Et maintenant ?

À l’origine, il ne devait y avoir qu’un seul prix d’interprétation, sans distinction de sexe. Mais c’est cette astuce-là que le jury a trouvée pour faire une place au palmarès à « Carriere 250mètres », film documentaire inspiré de la carrière et de l’engagement de Jean-Claude Carrière. À 80 ans, le vieux complice de Luis Buñuel se voit donc décerner, « pour son propre rôle », le prix d’interprétation masculine. « À l’année prochaine », ont lancé les organisateurs lors de la cérémonie de clôture. Les festivaliers, qui ont profité de la fête trois jours durant, ne demandent que cela. Mais l’affaire n’est pas si simple. « 
Ce sont de très bons débuts, analyse Serge Steyer. Au même moment, il y avait le Festival du film britannique à Dinard (35) qui est une grosse machine, et pourtant l’offre d’Auray me paraît presque plus importante. C’est donc à renouveler. Mais il faut un soutien des collectivités. On peut lancer un festival avec trois fois rien, comme ça a été le cas ici, mais ça ne marche pas dans la durée ».

Le palmarès

Grand prix du festival : « Infancia Clandestina », de l’Argentin Benjamín Ávila. Prix du jury : « Elefante Blanco », de l’Argentin Pablo Trapero. Interprétation féminine : FranciscaGavilan dans « Violetta » du Chilien Andrés Wood. Interprétation masculine : Jean-Claude Carrière pour « Carrière, 250mètres », film documentaire du Mexicain Juan Carlos Rulfo. Meilleur film documentaire : « Pizzangrillo » de l’Italien Marco Gianfreda. Meilleur film d’animation : « Ecuador » des Français Estelle Journoud et Benoit Audé.

Benoit Siohan

Voir en ligne : Télégramme 08 octobre 2012

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