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Cinéma latin. Des jurés sous le charme

lundi 8 octobre 2012, par Ingalañ Auray

Les dix jurés réunis autour de Carmen Perez del Viso, hier après-midi. Tous ont félicité la déléguée générale pour la qualité de la programmation.

Le premier Festival du cinéma latin d’Auray s’est achevé hier soir. Par la qualité de sa programmation, il a enchanté et surpris aussi bien les festivaliers que les membres des deux jurys, quin’en espéraient pastant.

Directeur, de 1999 à 2010, de l’association Films en Bretagne, Serge Steyer « pense bien connaître les festivals de cinéma en Bretagne ». Invité à faire partie du jury du premier Festival du cinéma latin à Auray, il avait accepté, non sans quelques réticences rentrées. Il a été bluffé !

« Tous bons »

« C’est étonnant car je craignais pas mal de m’ennuyer pendant les séances. Bon, il y en a eu deux un peu moins bons mais les autres étaient vraiment excellents, avec quatre films qui méritaient un prix important ». Alors qu’il ne leur restait qu’un film sur les huit à voir avant de se retirer pour délibérer, les cinq membres du jury s’accordaient au moins sur trois films unanimement plébiscités : « Violeta... », en sortie nationale aujourd’hui, « Elefante Bianco », et « Infancia Clandestina ». Ce qui n’empêchait pas chacun d’avoir son coup de coeur pour l’un ou l’autre des longs-métrages. Comme Eugène Riguidel pour le « formidable documentaire » consacré à Jean-Claude Carrière. De fait, ces quatre films ont trusté le palmarès. « Tous bons », on vous dit ! Les commentaires sont allés droit au coeur de Carmen Perez del Viso, déléguée générale et directrice artistique, à l’origine de la sélection. Au-delà de la qualité programmatique, sur laquelle chacun s’accorde, les jurés ont apprécié la convivialité de la manifestation. « Pour moi et pour Quai des Dunes, ça a été une super-expérience, lance Luc Sigaud, membre de cette association ételloise et membre un peu ébahi du jury au côté de célébrités comme Eugène Riguidel ou Nicole Le Garrec. On en a pris plein la figure. Je pensais que ce serait fatigant de voir cinq films en une seule journée comme samedi, mais en fait, avec les pauses et la qualité des films, c’est bien passé ». L’Étellois n’avait qu’un regret : que, pour des raisons techniques, ce ne soit pas le Grand prix qui ait été projeté hier soir, lors de la cérémonie de clôture à Athéna. « Ça aurait davantage reflété la qualité du festival ».

« Dur de choisir »

Celle-ci s’est largement vue toutefois. Après un démarrage timide le vendredi, les séances du samedi ont en effet marché très fort. Àtel point que les gérants des Arcades ont programmé hier soir une séance supplémentaire pour « Infancia Clandestina », dont ils ne savaient pas encore qu’il décrocherait le Grand prix du festival. Les cinq jeunes Alréens composant le jury du court-métrage ont eux aussi adoré leur week-end. « La sélection était inégale avec des films auxquels on a moins accroché », avouent-ils tous en choeur. « Mais ça va quand même être très dur de choisir », reconnaissait Milan Guérin à une paire d’heures du délibéré. « En tout cas, ça restera une bonne expérience, même si c’est fatigant de voir des films pendant trois jours d’affilée », expliquait Olivier Kerdiles, notamment impressionné par un film colombien supporté par la voix off de Denis Lavant. Au final, les cinq jeunes jurés n’avaient que deux prix à distribuer, dont l’un pour le court-métrage d’animation. « Perso, j’en aurais donné beaucoup plus », avouait Walter Mazoyer, le président du jeune jury. La déléguée générale lui répondra sans doute que c’est la rareté qui fait la valeur du prix.

Lire aussi le palmarès en page9.

Benoit Siohan



Samedi soir, Audrey proposait un couscous végétarien aux jurés et bénévoles du festival.

Coulisses : dans la bio cuisine d’Audrey. ..

Pas de palace ni de restaurant haut de gamme au premier festival de cinéma d’Auray. Mais àlasalle du Penher, tout le monde a apprécié lapopote bio d’Audrey.

Il fallait juste le savoir, qu’en plus des barres chocolatées et des pop-corn trônant dans le hall d’accueil des Arcades, le festival avait aussi prévu un espace restauration à la salle du Penher. Faute de communication, l’espace avait sonné creux vendredi. Mais samedi, quand Carmen Perez del Viso a eu l’idée, modeste et géniale, d’installer un panneau Bar surmonté d’une flèche, à la sortie du cinéma, le succès a été immédiat. Surprenant, non ? La salle du Penher, prévue pour accueillir 80 personnes, a du coup fait le plein à plusieurs reprises entre deux films, au cours de la nuit du cinéma. « C’est bien simple, à un moment, on était sept derrière le bar », raconte Gurvan Nicol, le coprésident d’Ingalañ Bro an Alre.

Cuisine bio de saison avec des produits locaux

Avec le recul, les organisateurs, qui n’avaient, en guise de solide, que des sandwichs et des parts de far breton à offrir, regretteront peut-être de n’avoir pas pris le risque de prévoir des « vrais repas » pour les festivaliers. « Faute de réservations », l’idée avait en effet été abandonnée. Àl’origine, trois repas de 100 personnes étaient prévus. À l’arrivée, seuls les membres du jury et les bénévoles ont pu profiter à une, deux ou trois reprises de la « Popote bio » d’Audrey Ysard. Installée en Bretagne depuis quatre ans, la jeune Lorraine, qui habite Brec’h, s’est lancée comme auto-entrepreneuse avec pour credo la réalisation de repas pour dix à 100 personnes. Elle fait « une cuisine bio de saison, réalisée avec des produits locaux pour l’essentiel ». La jeune femme travaille avec des réseaux de producteurs locaux. « Je fais principalement du végétarien, mais quand il faut de la viande il n’y a pas de problème », dit-elle. Elle se fournit alors chez Alre viande. Le pain vient de chez les boulangers bio de Pluvigner, Erdeven ou Landaul, les légumes du jardin d’Annabelle et Olivier à Brandivy ou du Gaec bio de Baden, les laitages du Petit fermier bio de Kervihan à Locoal-Mendon, l’épicerie d’AB Attitude à Plougoumelen... Que du local, on vous dit ! Contact Tél.06.20.06.27.41 ou audreyserd@free.fr

Voir en ligne : Télégramme 08 octobre 2012

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