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Cinéma. Le festival démarre en fanfare !

samedi 6 octobre 2012, par Ingalañ Auray


Avant les discours et le deuxième film de la journée, la fanfare du Bono a mis de la joie dans les coeurs des festivaliers hier soir devant le cinéma les Arcades.

Des rires, des larmes de joie etune émotion aussi palpable quepartagée : lepremier festival international ducinéma latin estné dans labonnehumeur hier auxArcades. Àdéguster sans modération jusqu’à dimanche.

« Ça y est... On y est... ». Derrière ces mots tous simples, répétés à distance par les chevilles ouvrières du premier festival international du cinéma latin d’Auray, il y avait hier soir, à l’heure de l’inauguration, un mélange de joie, de fierté et de soulagement.

Jury conducteur

Gurvan Nicol et Jean-Yves LeMouillour, les coprésidents d’Ingalañ Bro an Alre, et Carmen Perez DelViso, la déléguée générale et directrice artistique, ont affronté tellement de tempêtes avant d’arriver à bon port... « J’ai vu les débuts de l’aventure et j’avoue que j’avais un peu de scepticisme, a reconnu Kaourintine Hulaud, l’adjointe à la culture. Alors je leur dis bravo car ces trois-là ont une volonté à passer toutes les frontières, à franchir toutes les mers. Ils ont réussi leur projet car ce sont des militants, à l’image de notre Bretagne, avec une identité culturelle forte et ouverts au monde ». Militant, c’est effectivement le mot, le fil conducteur : il est partout visible dans la programmation et il l’est aussi dans la composition d’un jury qui s’est réuni pour la première fois hier après-midi, à l’heure du premier film de la programmation (« Playa DC », encore visible ce soir). Entre ces cinq-là, le courant est visiblement passé. Il faut dire que pour paraphraser le titre du film de Nicole Le Garrec, la plus connue d’entre eux avec Eugène Riguidel, ils se sentent tous plus proches des pierres que des fusils. Quel avenir aura ce festival lancé cette année « à l’arrache », sans présence d’acteurs ni de réalisateurs (« l’an prochain », a promis Carmen Perez Del Viso) ? Il est encore trop tôt pour le dire tant est encore fragile ce beau bébé né en dépit de contraintes en tout genre et reposant en grande partie sur l’enthousiasme des bénévoles. Mais que ce projet « bizarre, improbable, saugrenu, incroyable et irréaliste » (Gurvan Nicol) ait vu le jour est déjà une belle et énorme victoire.

« De longues années devant lui »

Depuis hier soir, les gens d’Ingalañ savent en tout cas un peu plus qu’ils ne sont pas seuls dans l’aventure. « Nous avons tout de suite été enthousiasmés et nous sommes très fiers de ce premier festival, qui plus est basé sur la solidarité. Je pense que ce festival a de longues années devant lui », s’est écrié Roland Gastine au nom d’Auray Communauté. Il faut dire que le vice-président de la communauté de communes était prédestiné à inaugurer un jour un festival du cinéma latin. « Quand j’étais petit, à la maison, je faisais du cinéma pour manger ma soupe et ma mère en perdait son latin... ». Pratique - 23 courts-métrages, à voir samedi à partir de 14h puis à partir de 22h et dimanche à partir de 14h. - La Nuit du cinéma, samedi, de 20h à 2h du matin. Six films dont « Despues de Lucia » (film hors compétition) à 20h. Tarif : 10 ?. - Cérémonie de clôture : dimanche19 h, avec le palmarès du festival au centre Athéna. - Billetterie : aux Arcades. Séance unique, 6€ ; pass-festival 25€ ; Nuit du cinéma, 10 €, pass clôture 10€.

Benoit Siohan

Huit films et 23 courts-métrages au programme

« Violeta se fue a los Cielos ». Ce film du Chilien Andrès Wood retrace la vie de Violeta Parra, musicienne et poétesse chilienne.

Samedi, 15h. « Aqui y alla ». Un film du Mexicain Antonio Mendez Esparza, qui a reçu le grand prix à la Semaine de la critique à Cannes. Le retour d’un homme dans son petit village du Mexique.

Samedi16 h et dimanche15h30. « Être ou ne pas être une famille ». Un film de l’Uruguayen Pablo Stoll Ward, primé à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes : un homme tente de retrouver sa place auprès de sa famille qu’il avait abandonnée.

Samedi17 h et dimanche16 h. « Infancia Clandestina ». Le premier film argentin du réalisateur Benjamin Avila, basé sur sa propre vie. Juan, 12 ans, revient à Buenos-Aires, sous une fausse identité après des années d’exil.

Samedi 18h. « Elefante Blanco ». L’Argentin Pablo Trapero signe un film émouvant avec le portrait de deux prêtres engagés socialement dans un bidonville de Buenos-Aires, avec le Belge Jérémie Rénier.

Samedi20 h 30, dimanche14 h 30. « Carriere, 250 mètres ». Un film-documentaire du Mexicain Juan Carlos Rulfo sur la vie de l’écrivain français Jean-Claude Carrière.

Samedi23 h et dimanche17 h. « La Playa DC ». Le Colombien Juan Andrés Arango signe un voyage initiatique dans les rues de Bogota, où les Afro-colombiens luttent pour se faire une place.

Samedi21 h. « Cendres éternelles ». Un film de la Vénézuélienne Margarita Cadenas sur le peuple et la culture millénaire des Yanomani, au Venezuela.

Samedi 23h et dimanche en cérémonie de clôture, vers 20h.

Voir en ligne : Télégramme 06 octobre 2012

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