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Ciné. Clap première pour Walter Mazoyer

jeudi 4 octobre 2012, par Ingalañ Auray


Walter Mazoyer n’endossera réellement son costume de président de jury que vendredi.

Walter Mazoyer a été désigné, « à l’insu de son plein gré », président du jury des courts-métrages projetés dans le cadre du Festival international du cinéma latin. Une désignation qui l’honore mais crée en lui une foule de doutes.

Âgé de 21 ans, Walter Mazoyer est « animateur FX Character et composing ». En français courant, comprenez spécialiste des effets spéciaux dans les films d’animation. En étant promu président du jury « courts métrages », il ne débarque donc pas tout à fait en terre inconnue.

Walter Mazoyer comment devient-on président de jury ?
Au hasard d’une rencontre. Un jour, un copain dont je tairai volontairement le nom (rires) m’a demandé si je ne voulais pas faire partie du jury du Festival du cinéma latin. Dans sa proposition, il a surtout mis en avant le fait que dans la sélection, il y aurait beaucoup de films d’animation, ce qui est un peu ma spécialité. Au regard de ses arguments, j’ai accepté. Or aujourd’hui, je me rends compte qu’il ne m’a pas dit toute la vérité. Maintenant, j’attends la fin du festival pour avoir une explication franche avec lui... (re-rires).

OK, mais comment de simple membre du jury devient-on président ?
Ce sont les organisateurs qui l’ont décidé. D’après ce que j’ai cru comprendre, en tant qu’« animateur FX Character et composing », j’avais à leurs yeux le profil pour occuper cette fonction. Dans un jury, il est bien d’avoir un professionnel.

À ce propos, quel regard allez-vous jeter sur la sélection ?

J’ai peur de m’attarder un peu trop sur la technique au détriment de l’histoire. Mais je ne suis pas à l’abri d’être séduit par un scénario. C’est cela qui va rendre l’expérience intéressante et enrichissante.

À quelques heures du lancement du festival, comment vous sentez-vous ?
Dans la vie, j’ai un principe : chaque chose en son temps. En ce moment je travaille à la réalisation d’un court-métrage d’animation. Et j’y consacre beaucoup d’énergie. Me connaissant, je n’entrerai réellement dans ma fonction de président que vendredi. Comme je suis curieux de nature, j’attends cet instant avec impatience. Mais aussi, avec une petite pointe d’appréhension.

Comment cela ?
Ce n’est pas facile de juger l’oeuvre des autres. Par expérience, je sais que derrière chaque court-métrage, il y a des heures et des heures de travail. En désignant un seul vainqueur, ne risque-t-on pas de se tromper ? Et que va-t-il se passer si le jury n’arrive pas à se départager ? En tant que président, il m’appartiendra de trancher. J’avoue, c’est quelque chose que je ne sais pas faire. Mais, rassurez-vous, j’apprends vite (re-re-rires).

Paroles de jeunes jurés

Ils ont 20ans, unpeu plus ou unpeu moins. Ilssont les jeunesmembres dujury des courts-métrages etparlent de l’expérience quilesattend.

Victoire Joliff, 18 ans.
Née à Auray, scolarisée au Loch, au Verger et à Benjamin-Franklin. Étudiante en deuxième année à Ciné-sup à Nantes, l’unique classe préparatoire aux écoles de cinéma en France. « Depuis l’an dernier, je vois beaucoup plus de films et je me rends compte que plus on en voit plus le goût s’affine. J’aime le cinéma de rencontres, les road-movies, le cinéma d’Amérique latine qui est souvent fait de rencontres. J’ai déjà assisté à des festivals, il y a une ambiance particulière, on est comme dans un cocon, on est tous là pour la même chose et là encore on peut parler de rencontres. Ce sera encore plus vrai au sein du jury à travers nos discussions ».

Milan Guérin, 19 ans.
Habite Le Bono. Scolarisé à Auray à Benjamin-Franklin. Étudiant en licence d’histoire et de sociologie à Rennes. « Mes parents sont abonnés à La Luciole au Bono, auquel j’ai moi-même appartenu. Au lycée, j’avais participé à plusieurs expériences cinématographiques. J’aime le cinéma et je me reconnais dans la programmation de cinémas comme les Arcades. Pour moi le cinéma latin va être une découverte mais ça tombe bien, dans le cadre de ma licence d’histoire un professeur vient de nous demander de travailler sur l’Amérique latine au XXesiècle à travers son cinéma. Le fait de devoir hiérarchiser les films reste pour moi une interrogation. Je jugerai davantage sur du ressenti. Après, j’attends énormément des échanges avec les autres membres du jury ».

Aylén Herrera, 22 ans.
Habite à Ploeren. En licence d’espagnol, travaille à la Fnac de Vannes. « Je me retrouve jurée un peu par hasard, même si j’adore le cinéma et que j’essaie d’y aller le plus possible. Jurée, on verra, je ne sais pas trop à quoi m’attendre, mais je n’ai pas plus de pression que ça. Mais ce qui me touche vraiment, c’est que je suis née en Argentine, à Cordoba. J’ai vécu là-bas onze ans, et onze ans ici. J’ai envie de retrouver la culture de là-bas, c’est vraiment différent d’ici. La vie n’y est pas facile, mais ça me manque parfois, j’ai envie grâce à ce festival de retrouver quelque chose ».

Voir en ligne : Télégramme 04 octobre 2012

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