Commerce équitable local et International.
Luttes et alternatives sociales et écologiques
Thomas Sankara : Nous encourageons l'aide qui nous aide à nous passer d'aide

Cinéma. À y retrouver son latin

mercredi 20 juin 2012, par Ingalañ Auray


Cinéma. À y retrouver son latin.
Depuis un an et demi, Ingalañ bro an Alré, Sylvain et Yun Lecointre, les propriétaires du cinéma Les Arcades, et Carmen Perez Del Viso mettent sur pied le premier festival international du cinéma latin.

La ville se mettra à l’heure latine, début octobre pour le premier festival international ducinéma latin. Pendant trois jours, une vingtaine de films seront projetés aux Arcades.

Le clap d’ouverture aura lieu le 5octobre... Initié par Carmen Perez Del Viso, directrice artistique, « Auray au cinéma latin » est un nouveau festival qui devrait mettre la ville à l’heure latino.

Une vingtaine de films en compétition

Depuis un an et demi, Ingalañ bro an Alré, Sylvain et Yun Lecointre, les propriétaires du cinéma Les Arcades, et Carmen Perez Del Viso mettent sur pied cet événement cinématographique. Sur le modèle d’un mini-festival de Cannes, il proposera pendant trois jours, la projection d’une vingtaine de films. Longs-métrages, courts-métrages et films d’animations seront présentés aux Arcades et s’adresseront à un public de tous âges. En versions originales sous-titrées, les oeuvres de réalisateurs d’Amérique latine permettront au public de découvrir un univers bien différent de la culture bretonne.

Soutien des collectivités

Déjà rompue à l’organisation de festivals de cinéma latin, Carmen Pérez Del Viso, l’Argentine, a été séduite par la Bretagne en général et par Auray en particulier.
C’est une rencontre impromptue avec les membres de l’association Ingalañ qui a forgé peu à peu ce qui ressemble fort aujourd’hui à une véritable amitié. « Je n’imaginais pas un jour monter un festival de cinéma latin en Bretagne », avoue la directrice artistique. « Mais cela s’est vite imposé à moi comme une évidence. Tout ici m’a plu immédiatement. La culture, l’environnement, la ville, ses vieilles pierres et les ruelles de Saint-Goustan, mais surtout l’accueil et la gentillesse des gens. Nous avons obtenu aujourd’hui le partenariat de la ville, du Pays d’Auray, de la communauté de communes et nous rencontrons actuellement les commerçants pour mettre au point plusieurs animations. Ils devraient notamment décorer leurs vitrines aux couleurs des pays participants ». De l’aveu de Carmen, le festival est aujourd’hui en très bonne voie et pourrait rapidement évoluer. Chili, Argentine, Mexique, Brésil, Venezuela, Uruguay, Espagne et bien sûr France, ont déjà répondu favorablement aux sollicitations de la directrice artistique.

Plusieurs prix

Façonné sur un modèle classique le « Auray au cinéma latin » décernera bien entendu des prix aux films en compétition : prix du film, du court-métrage et du public. Un jury de professionnels jugera les longs-métrages, tandis qu’un jury de jeunes récompensera un film d’animation et un court-métrage. La cérémonie se déroulera à Athéna le dimanche. Quant à la soirée du samedi, elle devrait combler les cinéphiles. Une nuit du cinéma latin sera organisée de 20h à 2h. Huit films seront projetés non-stop et un petit-déjeuner clôturera cette folle journée. Pratique La billetterie ouvrira début septembre. Prix des places : 6 € et 4 € en tarif réduit. À noter que des pass à la journée et pour la totalité du festival seront proposés.

Véronique Le Bagousse


Cinéma. À y retrouver son latin.
Depuis un an et demi, Ingalañ bro an Alré, Sylvain et Yun Lecointre, les propriétaires du cinéma Les Arcades, et Carmen Perez Del Viso mettent sur pied le premier festival international du cinéma latin.

Les rencontres ont déjà commencé

Le cinéma, c’est la rencontre entre les cultures. Mais ces rencontres ont déjà commencé, de façon impromptue mais symbolique, samedi, lors de la Fête des libraires indépendants, entre Carmen Pérez delViso et NicoleLeGarrec.

Les animations, organisées par les libraires indépendants, samedi après-midi (Vent de Soleil, Bazoom, Calligrammes et Breizh ma Bro) ont connu un joli succès d’estime. Et c’est justement au détour d’une de ces animations, à Breizh ma Bro, que l’existence d’un festival de cinéma latin, en terre bretonne, a pris tout son sens, grâce à la rencontre entre Carmen Pérez del Viso et Nicole Le Garrec. La Bigoudène Nicole Le Garrec, une personnalité hors norme, qui forme avec son mari Félix un des couples les plus productifs du cinéma et de la photographie en Bretagne. Scripte pour « Avoir 20 ans dans les Aurès », de René Vautier, en 1972, elle réalise aussi, avec son mari Félix Le Garrec, des diaporamas et des films documentaires : « Les enfants dauphins », « Lachapelle de Languivoa », « La porte du Danube » (tourné en Roumanie), « Pierre-Jakez Hélias... ». Surtout, c’est le film « Plogoff, des pierres contre des fusils », qui raconte le combat de la pointe bretonne contre le nucléaire, qui va marquer la carrière du couple.

Souvenirs de Buenos Aires

Au-delà de sa Bretagne, le couple a parcouru le monde, notamment l’Amérique latine, l’Argentine et sa capitale Buenos Aires, où Carmen Pérez del Viso a fait ses études de théâtre. De quoi colorer la rencontre entre les deux femmes, ou plutôt entre les deux dames, samedi. « Buenos Aires, le quartier de la Boca, je me souviens, a expliqué Nicole Le Garrec. J’y suis allée pour tourner un film, en 1969. Je me souviens de toutes ces couleurs, c’est si beau l’Amérique latine ». Tout sourire, Carmen Pérez del Viso partage ces souvenirs. « Vraiment, c’est formidable de se rencontrer, je vous invite vraiment pour le festival ». Invitation acceptée « avec vraiment beaucoup de plaisir, si notre agenda le permet ». Autour du livre, le cinéma s’est greffé, et donné des envies de voyages, un aperçu du type de rencontres qu’octobre offrira.

Voir en ligne : Télégramme 20 juin 2012

Accueil > Groupes Locaux > Bro an Alre (Pays d’Auray) > Presse > Cinéma. À y retrouver son latin
SPIP | squelette | | Mentions légales | Crédits | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0