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L'alter-tour cycliste marque une étape à Auray

mardi 27 juillet 2010, par Ingalañ Auray

Dimanche en fin de journée, une quarantaine de cyclistes de l’alter-tour ont fait étape au Bel Air. C’est un relais solidaire pour aller à la rencontre d’acteurs de vies alternatives.
Trois questions à...

Mathieu Fromont, coordinateur, originaire de Besançon.

Quelle est l’origine de l’alter-tour ?

Il y a six ans, on était un collectif d’associations comme Attac, la confédération paysanne, les Verts... Qui s’opposaient aux OGM. Le même jour partout en France, puis l’année suivante dans le monde, des militants se retrouvaient. La troisième année, on a voulu créer du lien. On a choisi d’aller à la rencontre des autres, avec comme transport évident, le vélo. Pour le premier tour, on a parcouru 3 600 km en trois semaines. L’an dernier, 2 600 km en cinq semaines. Pour cette édition, on est passé à 2 000 km en six semaines pour que les cyclistes puissent passer plus de temps avec les militants locaux et la population. On est aidé par une trentaine de partenaires.

Comment se déroule-t-il ?

Le départ était à Paris le 3 juillet après une participation à la Vélorution universelle qui a réuni 1 500 cyclistes. Cette année, notre circuit est en forme d’escargot. C’est un symbole de biodiversité et de sensibilité à l’environnement. Le tour passe par la Bretagne et se terminera le 14 août dans la Creuse. Les alter cyclistes de l’édition 2009 se sont investis localement pour l’accueil aux étapes.

Les participants s’inscrivent du 1er mai au 15 juin pour les étapes qu’ils veulent suivre. C’est un parcours à la carte. Avec Dominique Béroule, de Chevreuse, à l’initiative de cette manifestation, on est les seuls à en faire l’intégralité. On se limite à 70 personnes pour que l’organisation ne soit pas trop lourde. On a déjà une camionnette qui suit pour les bagages, une voiture pour remorquer quelques vélos et un bus pour accueillir les relayeurs. Mais c’est toujours moins que les 160 véhicules du tour ! Les étapes font entre 60 et 120 km. Toutes les unes ou deux heures, les cyclistes peuvent monter dans le bus. On a un jour de pause par semaine.

Quelles rencontres avez-vous faites ?

On découvre plein d’acteurs de la vie alternative. Je pense par exemple à cette belle rencontre avec André Pochon, sur le thème des algues vertes. On a vécu un fest-noz mémorable à Saint-Bihy. Par hasard, on a croisé un ancien coureur cycliste qui a évoqué la loi du silence autour du dopage. On a visité la chaufferie bois de Lorient avec les membres du réseau Cohérence. À Auray, on voit le film « Terres à taire » qui dénonce les pratiques des gros cultivateurs paraguayens de soja.

Voir en ligne : Ouest-France 27 juillet 2010

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