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RENNES marchera avec OUAGA

Soutien à la résistance aux OGM au Burkina Faso

dimanche 1er mars 2015, par Ingalañ

 Au Burkina, entrée au Burkina Faso par le coton

C’est dans le plus grand secret que les premiers essais de coton OGM ont démarré au Burkina Faso, en 2001, en violation de la convention sur la diversité biologique de 1992 et le protocole de Carthagène sur la biosécurité de 2000, Monsanto et les firmes de biotechnologies utilisent depuis ce pays comme un cheval de Troie pour essaimer les OGM en Afrique de l’Ouest.

Les OGM ont été introduits officiellement au Burkina Faso en 2003, précisément dans les exploitations agricoles de Farakoba (Bobo-Dioulasso) et Kouaré (Fada N’Gourma). Les premières distributions importantes de semences de coton OGM, dit coton BT, ont eu lieu en 2008. 8500 hectares sont alors ensemencés. Aujourd’hui, 70 % du coton Burkinabè est OGM. s’Mais dans les projets de Monsanto, le coton OGM, appelé coton BT, n’est qu’une étape dans une stratégie d’invasion OGM en Afrique, via le Burkina Faso.

 2ème vague, le maïs … et la suite.

Début janvier 2014, alors que la firme ne peut que constater le mécontentement des cotonculteurs burkinabè face au coton BT (promesse non tenue de rendement, non résistance aux insectes, semence très chère, …). Monsanto se veut rassurant en annonçant l’introduction d’un gène supplémentaire qui permettra au cotonnier de supporter une bonne dose d’herbicide fulgurant, le glyphosate. Ce poison, désherbant le plus vendu dans le monde et présent dans le fameux Roundup, produit phare de Monsanto, vient d’être classé cancérogènes « probables » ou « possibles » par l’Organisation Mondiale de la Santé. Notons que la première huile de consommation humaine au Burkina est l’huile de coton produite nationalement, donc majoritairement OGM.

Et ce n’est pas tout ! Si Monsanto a mis la main sur le coton burkinabé, il ne compte pas s’arrêter là. Maïs, haricots et sorgho sont désormais dans la ligne de mire de la multinationale dont Bill Gates est, au passage, récemment devenu actionnaire.

Un sorgho GM breveté serait une grave menace pour l’Afrique de l’Ouest et sa souveraineté alimentaire déjà fortement mise à mal par le déversement des surplus agricoles européens. Le niébé, la patate douce, le mil sont également dans le collimateur des maîtres mondiaux de la biotechnologie dont l’objectif est bel et bien le contrôle de l’alimentation mondiale. objectif est bel et bien le contrôle de l’alimentation mondiale.

 Bretagne sans OGM ?

Est-ce concevable qu’une entreprise s’enrichisse en privatisant la nature ? A-t-on réellement le droit de faire du profit aux dépends de la santé mondiale ? Peut-on sincèrement laisser des substances cancérigènes envahir les rayons des supermarchés sans en avertir le consommateur ?

La réponse vous appartient mais votre avis, Monsanto n’en a absolument rien à faire. Aujourd’hui présente dans une cinquantaine de pays, rien ne sert d’aller très loin pour trouver une trace de la multinationale américaine. En Bretagne, première région de production porcine de France, il suffit de jeter un œil à l’alimentation des cochons : un cocktail maïs OGM + soja OGM dégoulinant de produits phytosanitaires… Vous reprendrez bien un peu de saucisson ?

Il en va de même pour les filières ovine, volaillère, bovine.

 Une marche, des marches qui peuvent changer la voie au Burkina

Depuis la fin d’année 2014, la donne a peut être changé. En effet, si les plans et la puissance de Monsanto paraissaient il y a peu imparables au Burkina Faso, le 30 octobre, la société civile comme le peuple se sont levés et restent debout. Le 23 mai de cette année, à l’appel du Collectif Citoyen pour l’Agro-Ecologie regroupant organisations et individus de la société civile burkinabè, une Marche contre Monsanto et pour la Souveraineté Alimentaire aura lieu à Ouagadougou. Elle s’inscrira dans une journée mondiale de résistance aux OGM qui impliquera plus de 50 pays.

5 marches sont annoncées en Bretagne, Brest, Carhaix, Lorient, Nantes et Rennes qui annonce une connexion avec la marche ouagalaise. Dans l’Hexagone, des marches s’organisent dans plus de 20 villes. Le 23 mai prochain, Rennes et Ouagadougou seront liées dans la lutte contre le dictat de Monsanto et dans l’espoir de voir s’imposer une agriculture paysanne, souveraine et écologique, ici comme là-bas.

A ce jour, appellent à la Marche de Rennes contre Monsanto, pour la Souveraineté Alimentaire et soutienne la Marche de Ouaga :

Ingalañ ; Collectif OGM 35 ; Cridev ; Greenpeace ; Jeunes Écologiste ; Faucheurs volontaires ; Bretagne Vivante ; Association Vitré-Tuvalu ;
Union Démocratique Bretonne ; Initiative Bio Bretagne ; AVEC ; EELV Rennes ; Réseau Cohérence, Eau et Rivières de Bretagne ; Culture Bio ; Libre Canut ; Confédération Paysanne ; Ar Vuez ; Artisans du Monde ; MIDAF Rennes .

Et aussi : Manu Chao ; Gambeat ; Joël Labbé ; Eugène Riguidel ; Marc Dufumier ; Christian Jacquiau ; Guizmo (Tryo) ; Smokey ; Joey Le Soldat ; Monty Picon ; José Bové ; ... rendez-vous dans quelques jours avec une liste qui s’alloooonnnge

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