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Commerce équitable local et International.
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Historique

vendredi 7 février 2014, par Ingalañ

Dans le courant du 1er trimestre 2007, Le Conseil Régional de Bretagne s’engage dans un programme de coopération décentralisée Bretagne / UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest Africaine) comprenant un volet conséquent pour le développement du coton biologique et équitable au Mali et au Burkina Faso.

Ingalañ décide de s’impliquer auprès de la Région sur ce programme de coton biologique et équitable grâce à une approche précise ayant pour objectif principal le développement de la valorisation du coton dans les pays producteurs. En effet, force est de constater que pour de nombreuses filières de commerce équitable, les richesses générées se trouvent déportées en bout de chaîne, c’est-à-dire en Occident. Dans le cas du coton ouest africain, qu’il s’agisse de coton conventionnel, biologique ou /et équitable, moins d’1% est transformé dans la région.

Après un premier voyage d’étude fin 2007 au Burkina Faso et au Mali, au cours duquel nous avons constaté un intérêt des acteurs concernés (organisation de producteurs, ONG et associations locales, artisans et groupement d’artisans), notre association prend l’initiative de lancer un programme dont les objectifs seront :

  • soutenir les producteurs de coton par des prix justes, des relations durables, un soutien aux organisations,
  • privilégier la transformation du coton en Afrique de l’Ouest afin de créer de la valeur ajoutée en amont de la filière en s’assurant que les principes du commerce équitable soient appliqués à chaque étape,
  • valoriser les savoir-faire traditionnels, en faire la promotion et, en collaboration avec les organisations locales, œuvrer pour des améliorations techniques,
  • travailler au développement du marché en Bretagne comme en Europe,
  • créer des liens entre les artisans burkinabés et les artisans bretons,
  • encourager le développement d’un commerce équitable Sud/Sud.

Le projet, dans un premier temps orienté sur les spécificités de l’artisanat, est nommé Penn Da Benn, « d’un bout à l’autre » en langue bretonne. Pour qu’un produit final puisse être considéré comme étant issu de ce programme, la valorisation du coton devra être faite en Afrique de l’Ouest au minimum jusqu’au stade du fil artisanal ou industriel. Nos premières approches se feront pour les 2 premières années au Burkina Faso sans aucune intention de s’y limiter. Notons qu’après avoir exposé notre projet, lors de la première réunion organisée par le Conseil Régional, la problématique de l’accès et du prix de l’énergie ont été mis en avant.

 Quelques chiffres

Le premier point que nous mettrons en avant est qu’aborder la problématique du coton en Afrique de l’Ouest ne peut se limiter à la seule production de matières premières. Ce secteur a un effet multiplicateur important, avec environ une dizaine d’étapes allant de la culture du coton en passant par sa récolte, la filature, la teinture des fils, le tissage, la teinture du pagne tissé, la bonneterie, la confection, le lavage des produits et la vente. Ces différentes étapes font du secteur textile le plus grand pourvoyeur d’emplois en Afrique de l’Ouest après l’agriculture. Il utilise environ 65 à 70% des artisans au Mali, 50% au Burkina Faso, entre 30 et 40% au Ghana

 Plus précisément au Burkina Faso

 Economie

Les fibres de coton représentent 60% des recettes d’exportations totales du Burkina Faso, 40 % du PIB.

Production de 700 000 tonnes de coton, dont environ 450 tonnes en coton Bio Equitable.

0,8 % du coton fibre seulement est transformé au Burkina Faso.

 Social

400 000 exploitations agricoles familiales produisent du coton

300 000 artisans textile ont été recensés

3 millions de personnes (sur 14 millions) vivent directement ou indirectement des activités économiques liées au coton.

 Environnement

La culture du coton occupe environ 2,5% de la superficie agricole mondiale. Pour celle-ci est utilisé environ 25% du total des insecticides et 11% de tous les pesticides.

Au Burkina Faso, 35 % des assolements sont consacrés au coton sur un total de 4 840 000 hectares.

Culture consommatrice d’eau.

La culture du coton en monoculture provoque l’appauvrissement des sols.

L’utilisation de pesticides engendre quantité de problèmes de santé pour celles et ceux qui y sont directement exposés : Pertes de poids, faiblesses, maux de tête, tremblements, affections des reins, affections du système nerveux, du fœtus en développement, immunodéficience du foie, cancers de la prostate, du sein ou du cerveau, sont quelques uns des effets associés aux pesticides chimiques utilisés dans les champs de coton.

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